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Tabarnac - Homme

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Provient du mot tabernacle, celui de la messe du dimanche... à Montréal, on est mieux de sacrer comme les québécois. Les mots d’église utilisés comme interjection ou juron sont un véritable témoignage de l'héritage religieux du Québec. Attention, vous pourriez insulter.

Versions atténuées : tabarnouche, tabarouette, etc.

Les Québécois ne sont pas plus grossiers que tout autre peuple. Mais il est intéressant d’un point de vue linguistique de noter que le vocabulaire utilisé pour rouspéter, s’exclamer et jurer, au Québec, vient essentiellement de la religion catholique et de l’église, ce qui n’est pas du tout le cas en France ou l’on utilise surtout des jurons de nature sexuelle, ce qui est aussi le cas dans la culture anglaise.

Le fait que la plupart des jurons québécois soient des blasphèmes, révèle certainement de l’omniprésence de la religion (parfois utile pour la survie du peuple, parfois honteusement manipulatrice de ce même peuple). Au Québec, c’est grâce à la religion catholique, entre autres, que les francophones ont pu conserver une identité… elle les a cependant parfois fait vivre dans la terreur du châtiment, dans l’idée « d’être nés pour un petit pain », et qu’il fallait donc se laisser gouverner…

Les sacres québécois s’utilisent à presque toutes les sauces, en voici quelques exemples:

• Lorsque on veut s’exclamer et utiliser tabarnac au même titre que merde, voici un exemple : « tabarnac, t’as pas acheté cte patente là ?! » L’utilisation de la préposition « de » est réservée pour lier les divers syntagmes, en voici un exemple : « Ostie de calisse de tabarnak.»

• Pour appuyer une affirmation comme le fait le terme « putain » en France, tel qu’on le retrouve dans la phrase : « Putain que ça fait mal», les équivalences suivantes sont employées au Québec : « Maudit, que ça fait mal » ou bien « Ostie, que ça fait mal ».

• Lorsqu’on cherche à dévaloriser quelque chose, encore une fois, l’emploi de terme putain est répandu en France, comme le montre l’exemple suivant : « Tiens, je te le rends ton putain d’argent… ». Une version québécoise possible pourrait être : « Tiens, prend lé ton ostie d’argent".

Design graphique original: Andrea White 2002 www.bravedesign.ca www.idoweddingcards.com

© Montréalité

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